Les macarons sont souvent considérés comme l'un des desserts les plus difficiles à maîtriser. Obtenir la collerette parfaite (la petite bordure dentelée à la base du macaron) est un signe traditionnel de compétence en pâtisserie.
Les origines du macaron sont débattues. Certaines sources les attribuent aux monastères italiens du 8e siècle, où ils étaient cuisinés comme petits gâteaux à l'amande sans gluten, autorisés pendant le Carême. D'autres font remonter leur tradition à des recettes orientales antérieures.
Le macaron aurait été importé en France par Catherine de Médicis lors de son mariage avec le futur roi Henri II en 1533. Pendant trois siècles, il restera un biscuit unique (sans garniture), produit dans plusieurs régions françaises (Nancy, Saint-Émilion, Amiens) sous des formes traditionnelles propres.
Le macaron parisien tel que nous le connaissons (deux coques accolées par une garniture) est une création beaucoup plus récente : il est attribué à Pierre Desfontaines, neveu de Louis Ladurée, au début du 20e siècle. C'est cette version emblématique des boutiques de luxe qui a fait le tour du monde.
Aujourd'hui, le macaron parisien est l'un des symboles internationaux de la pâtisserie française, célébré chaque année le 20 mars lors du Jour du Macaron, instauré par Pierre Hermé.