La Meilleure Recette de Macarons
Noté 4.0 étoiles par 132 utilisateurs
Categorie
Macarons
Cuisine
Française
Auteur
Patissland
Portions
Environ 20 Macarons
Temps de préparation
25 minutes
Temps de cuisson
12 minutes
Calories
430
Macarons inratables : la recette technique de référence à la meringue italienne
Les macarons ne sont pas capricieux : ils sont simplement délicats. Cette nuance change tout. Si vous respectez le grammage à la lettre, si vous maîtrisez le geste du macaronnage, et si vous suivez la recette dans le bon ordre, les macarons n'auront plus de secrets pour vous. Vous raterez peut-être les premières fois, c'est normal : l'expérience s'acquiert dans la pratique. Vos prochaines tournées vous rendront fier.
Cette recette de référence est à base de meringue italienne, une méthode validée par Christophe Felder qui produit les coques les plus stables et les plus fiables. Pour 20 macarons environ, comptez 25 minutes de préparation, 30 minutes de croûtage et 12 à 13 minutes de cuisson. Si vous préférez la version au robot programmable, voir notre recette des macarons au Thermomix.
Pourquoi cette recette de macarons est si réussie
Il existe trois grandes méthodes pour faire des coques de macarons : la meringue française (la plus simple mais la moins fiable), la meringue suisse (intermédiaire) et la meringue italienne. Cette dernière, basée sur un sirop de sucre cuit à 118°C versé sur les blancs en neige, est celle qui donne les résultats les plus stables.
- Stabilité de la meringue : le sirop cuit à 118°C "fixe" la structure des blancs, qui ne retombent pas après le macaronnage. Vous pouvez travailler tranquillement sans crainte d'effondrement.
- Coque lisse et brillante : la chaleur du sirop polymérise partiellement les protéines des blancs, donnant cette finition caractéristique des macarons de boutique.
- Collerette parfaite : la fameuse "collerette" (la petite bordure dentelée à la base du macaron) se forme avec une régularité bien meilleure qu'en meringue française.
- Conservation prolongée : les coques en meringue italienne se conservent mieux et durcissent moins vite que les coques en meringue française.
- Reproductibilité : avec le grammage et la température exacts, vous obtenez le même résultat à chaque tournée. Pas de surprise.
- Adaptable à toutes les couleurs : la meringue italienne supporte sans broncher les colorants, même en doses importantes pour les couleurs intenses.
- Compatible mass production : c'est la méthode utilisée en pâtisserie professionnelle, vous travaillez avec la même base que les pros.
Le secret de la réussite : 3 règles d'or
Avant de vous lancer, intégrez ces trois principes que vos résultats reflèteront immédiatement.
- Le grammage est sacré. En pâtisserie technique, on ne fait pas "à peu près". Pesez chaque ingrédient au gramme près. Une balance de précision (au gramme, idéalement 0,1g pour le sel et la levure) est non négociable. Un macaron, c'est une chimie de quantités équilibrées.
- Les blancs séparés à l'avance. Séparez vos blancs des jaunes la veille, conservez-les dans une boîte hermétique au frigo, sortez-les 2 heures avant de monter pour qu'ils reviennent à température ambiante. Cette étape change radicalement la tenue de la meringue.
- Le macaronnage : ni trop, ni trop peu. C'est LE geste qui fait toute la différence. Vous devez obtenir un "ruban" : la pâte tombe lentement de la maryse, forme un ruban qui se réincorpore dans la masse en 15 à 30 secondes. Trop liquide = trop macaronné, vos coques s'étaleront. Trop épais = pas assez macaronné, vos coques resteront en pic et n'auront pas de collerette.
Ingrédients pour environ 20 macarons
Pour les coques :
- 100 g de poudre d'amande (très fine, tamisée)
- 100 g de sucre glace
- 100 g de sucre en poudre
- 2 fois 37,5 g de blancs d'œufs (séparés la veille, à température ambiante)
- 25 ml d'eau
- 10 g de sucre pour serrer les blancs en neige
- Colorant en poudre ou colorant hydrosoluble (jamais liposoluble pour les coques)
Pour la ganache montée vanille (garniture classique) :
- 75 g de chocolat blanc Ivoire Valrhona
- 37 ml de crème liquide entière 30 % de matière grasse minimum
- 5 g de beurre doux
- 1 cuillère à café de vanille liquide ou pâte de vanille
Choix qualité : la fève Ivoire Valrhona donne une ganache au goût rond et délicat, sans excès de sucre. La collection complète Valrhona propose toutes les autres références (Dulcey, Caraïbe, Manjari) pour décliner vos garnitures à votre goût.
Matériel essentiel :
- Une poche à douille avec une douille lisse de 8 ou 10 mm
- Un tapis à macarons silicone à empreintes (pour des coques régulières) ou un papier sulfurisé
- Une plaque de cuisson perforée
- Un thermomètre de cuisson sonde précis (impératif pour le sirop)
- Un robot pâtissier ou un fouet électrique puissant
- Une maryse de qualité pour le macaronnage
- Des colorants alimentaires hydrosolubles (en gel ou en poudre, jamais liquides)
Instructions pas à pas pour les coques
- Préparation : sortez vos blancs d'œufs séparés la veille pour qu'ils reviennent à température ambiante. Pesez tous vos ingrédients à l'avance et préparez votre plaque de cuisson + tapis silicone + poche à douille montée d'une douille lisse 8 ou 10 mm. La précision et l'organisation préalable sont vos meilleurs alliés.
- Sirop de sucre : dans une petite casserole, versez 25 ml d'eau et 100 g de sucre en poudre. Mélangez sans fouetter, posez sur feu doux. Plongez le thermomètre sonde dans le sirop, réglé sur 118°C.
- Blancs en neige : dans la cuve du robot pâtissier, versez 37,5 g de blancs d'œufs. Quand le sirop atteint 112°C, démarrez le robot vitesse moyenne et incorporez les 10 g de sucre en 3 fois pour serrer les blancs.
- Verser le sirop à 118°C : dès que le sirop atteint exactement 118°C, versez-le doucement sur les blancs en neige par le bord de la cuve, jamais directement sur le fouet (risque de brûlure et perte de sirop sur les parois). Laissez le robot tourner.
- Meringue italienne : augmentez la vitesse du robot au maximum et fouettez jusqu'à obtenir une meringue ferme, brillante, en bec d'oiseau, revenue à température ambiante (la cuve doit être tiède au toucher, pas chaude). Ajoutez le colorant en poudre ou hydrosoluble et fouettez encore 30 secondes pour homogénéiser.
- Pâte d'amande : pendant que la meringue se forme, mélangez la poudre d'amande tamisée avec le sucre glace dans un grand saladier. Ajoutez les 37,5 g de blancs d'œufs restants. Mélangez à la maryse jusqu'à obtenir une pâte d'amande homogène et compacte (le "tant pour tant").
- Macaronnage : incorporez environ un tiers de la meringue à la pâte d'amande, mélangez délicatement à la maryse en soulevant l'appareil des bords vers le centre, en raclant bien le fond et les parois. Ajoutez le reste de la meringue et continuez à macaronner avec le même geste. Le test du ruban : soulevez la maryse, la pâte doit tomber lentement et le ruban formé doit se réintégrer en 15 à 30 secondes. Si elle est trop épaisse, continuez quelques mouvements. Si elle est trop fluide, vous avez trop macaronné (irrécupérable).
- Pochage : versez l'appareil dans la poche à douille. Pochez les coques sur le tapis silicone ou papier sulfurisé en formant des disques de 3 à 4 cm de diamètre, espacés. Tenez la poche perpendiculaire à la plaque, à 1 cm de la surface, pour des coques régulières.
- Choquer la plaque : soulevez la plaque à 5-10 cm de la table puis relâchez-la 2 à 3 fois. Cela fait éclater les bulles d'air et lisse la surface des coques. Étape essentielle pour éviter les pointes et les craquelures.
- Croûtage : laissez les coques reposer à l'air libre 30 à 45 minutes, dans une pièce sèche, à l'abri des courants d'air. Quand vous touchez délicatement une coque, elle ne doit plus coller au doigt. Le croûtage est la clé de la formation de la collerette.
- Cuisson : enfournez dans un four préchauffé à 150°C, chaleur tournante, pendant 12 à 13 minutes. Pour éviter l'effet "volcan" (coques qui se déforment), ouvrez très brièvement la porte du four 2 à 3 fois en cours de cuisson pour évacuer l'humidité. Adaptez la durée selon votre four et la taille de vos coques : plus elles sont claires, plus la température doit être basse et le temps long.
- Refroidissement : à la sortie du four, glissez le tapis ou papier sur une table de travail légèrement humidifiée (très légère vapeur). Attendez 5 minutes puis décollez les coques en retournant le tapis. Pour des macarons plus gourmands, faites une légère pression du pouce au centre de chaque coque pour creuser un puits, dans les deux minutes suivant la sortie du four.
Préparer la ganache montée à la vanille
- Faire chauffer la crème : dans une petite casserole, portez les 37 ml de crème liquide entière à frémissement (juste avant ébullition).
- Verser sur le chocolat : placez les 75 g de pistoles d'Ivoire Valrhona dans un bol. Versez la crème chaude en 3 fois, en mélangeant doucement à chaque ajout pour créer une émulsion lisse et brillante. Ajoutez la vanille liquide.
- Émulsionner et beurrer : ajoutez les 5 g de beurre doux à la fin, mélangez au fouet jusqu'à incorporation complète. La ganache doit être lisse, brillante, sans grumeaux.
- Filmer au contact : couvrez la ganache d'un film alimentaire posé directement à sa surface (pour éviter la formation d'une croûte). Réservez au frais 2 à 4 heures, ou la veille pour le lendemain.
- Pochage : avant utilisation, mélangez délicatement à la spatule pour assouplir la ganache. Pour une ganache montée, fouettez 30 secondes à 1 minute au robot pour l'aérer (texture mousseuse). Sinon, utilisez-la telle quelle pour un fondant plus dense.
Pour d'autres options de garniture, voir notre ganache montée vanille, notre ganache montée chocolat au lait et notre ganache montée chocolat noir.
Astuces pro pour un résultat parfait
- Tamiser la poudre d'amande : même si elle est étiquetée "fine", passez-la systématiquement au tamis pour éliminer les morceaux. Vos coques seront plus lisses.
- Mélanger sucre glace et poudre d'amande au mixeur : 30 secondes au mixeur affine encore la texture et améliore la liaison à la meringue.
- Préchauffer le four 30 minutes : un four bien chaud uniformément est essentiel. Les fours qui montent vite en température sont moins fiables pour les macarons.
- Plaque double si possible : une plaque sous l'autre amortit la chaleur, évite que la base des coques brûle pendant que le dessus cuit.
- Sonde de four : beaucoup de fours indiquent une température différente de la réalité. Investir dans une sonde de four révèle souvent un écart de 10 à 20°C.
- Test du croûtage : si après 30 minutes les coques collent encore au doigt, attendez 15 minutes de plus. Si après 1h elles collent toujours, l'humidité ambiante est trop élevée (jour de pluie, cuisine humide).
- Coloration intense : pour des coques très saturées (rouge sang, noir profond), préférez les colorants en poudre aux colorants en gel, plus concentrés en pigments.
- Tapis silicone à empreintes : investissement très rentable pour la régularité des coques. Bien plus pratique qu'un papier sulfurisé pour les débutants.
- Pochage à 90° : tenez la poche à douille bien perpendiculaire à la plaque pour éviter les coques en forme de goutte.
- Cuisson par fournée unique : ne cuisez qu'une plaque à la fois pour une chaleur homogène. Les fours non professionnels supportent mal les doubles fournées.
- Maturation au frais 24h : les macarons garnis sont meilleurs après 24h de repos au frigo. La ganache imprègne légèrement la coque, l'ensemble devient fondant et harmonieux.
- Sortir 30 minutes avant dégustation : les macarons servis trop froids perdent en finesse aromatique. Tempérez-les à température ambiante avant de servir.
- Marquer pour reconnaître les parfums : pour des fournées multiparfums, utilisez des couleurs distinctes ou marquez à la poudre or au pinceau fin un petit motif sur le dessus.
Variantes et déclinaisons aromatiques
Les coques restent identiques, c'est la garniture qui décline les saveurs. Voici les variantes les plus populaires.
- Macaron framboise : remplacez la ganache vanille par une ganache montée framboise (chocolat blanc + purée de framboise + crème) ou une crème au beurre framboise. Coque rose pâle au colorant hydrosoluble.
- Macaron chocolat : garnissez d'une ganache au chocolat noir 70 % (voir notre ganache montée chocolat noir). Coque ivoire ou marron profond.
- Macaron vanille : la version classique de cette recette, ganache montée à la vanille (Tahitienne pour les amateurs). Coque ivoire ou pastel.
- Macaron pistache : ganache au chocolat blanc + pâte de pistache. Coque vert pastel.
- Macaron citron : garnissez d'un crémeux citron (jus + zeste + œufs + beurre). Coque jaune pastel.
- Macaron caramel beurre salé : caramel au beurre salé monté en ganache. Coque beige doré.
- Macaron pistache framboise : ganache pistache + cœur de framboise fraîche au centre. Combinaison gourmande.
- Macaron rose : ganache à l'eau de rose + sirop de rose. Coque rose vif.
- Macaron café : ganache au café (extrait + chocolat blanc). Coque marron clair. Voir notre cluster café et moka.
- Macaron coco : ganache au chocolat blanc + lait de coco. Coque blanche, parsemée de noix de coco râpée légèrement grillée.
Meringue italienne, française ou suisse : pourquoi l'italienne
Les trois techniques de meringue donnent des coques différentes. Voici un comparatif pour comprendre le choix de l'italienne dans cette recette.
- Meringue française : blancs montés avec du sucre cristal incorporé progressivement. Méthode la plus simple, mais coques moins stables, plus capricieuses, sensibles à l'humidité ambiante. Recommandée pour les pros expérimentés ou les amateurs débutants en climat très sec.
- Meringue suisse : blancs et sucre chauffés au bain-marie à 50-60°C avant de monter. Très ferme, mais texture parfois cassante. Peu utilisée pour le macaron.
- Meringue italienne : sirop de sucre cuit à 118°C versé sur les blancs en neige. La référence des macaronneurs professionnels. Coques très stables, brillantes, avec collerette régulière. Tolérante aux variations d'humidité. C'est la méthode utilisée dans cette recette.
Si vous débutez, n'hésitez pas à investir dans un thermomètre sonde précis : c'est l'élément technique qui rend la meringue italienne accessible à tous. Sans cet outil, la cuisson du sirop devient incertaine.
Dépannage : pourquoi mes macarons ratent (et comment corriger)
Les ratés ne sont jamais aléatoires. Identifiez le problème et corrigez à la prochaine tournée.
- Coques sans collerette : croûtage insuffisant (passez de 30 à 45-60 minutes), four pas assez préchauffé, ou meringue trop liquide à la fin du macaronnage. Travaillez votre macaronnage : test du ruban impératif.
- Coques craquelées sur le dessus : chaleur du four trop forte, croûtage insuffisant, ou présence d'humidité dans le four. Baissez la température de 10°C, allongez le croûtage, ouvrez le four 2 à 3 fois en début de cuisson.
- Coques creuses (vide à l'intérieur) : macaronnage insuffisant (la meringue n'a pas eu le temps de retomber dans la pâte) ou cuisson trop courte / température trop élevée. Continuez à macaronner quelques mouvements de plus, ou allongez la cuisson à 14 minutes.
- Coques s'étalent et perdent leur forme : trop macaronnées (pâte trop liquide), irrécupérable pour cette tournée. À la prochaine, arrêtez plus tôt, le test du ruban doit revenir en 20 secondes maximum.
- Coques en pic après pochage : pas assez macaronnées, pâte trop épaisse. Choquez fort la plaque pour aplanir, et continuez de macaronner les prochaines fournées.
- Coques qui collent au tapis : sous-cuisson. Allongez de 1 à 2 minutes la prochaine fois, ou attendez plus longtemps avant de décoller (jusqu'à 15 minutes après sortie du four).
- Coques marbrées (taches blanches dans la couleur) : colorant pas assez incorporé. Mélangez plus longuement la meringue après ajout du colorant.
- Couleur passée à la cuisson : température trop forte. Baissez le four, ou utilisez un colorant en poudre / hydrosoluble plus stable thermiquement.
- Goût trop sucré : normal pour un macaron, c'est sa nature. Pour atténuer, utilisez un chocolat de couverture moins sucré (Manjari, Caraïbe) plutôt qu'un chocolat blanc.
- Macaron sec et cassant : conservez-les au frigo dans une boîte hermétique au moins 24h après garnissage. Ils s'humidifient et deviennent moelleux.
Conservation et tips de service
- Coques non garnies : dans une boîte hermétique à température ambiante, 5 à 7 jours. Au congélateur, jusqu'à 2 mois (décongélation au frigo la veille).
- Macarons garnis (frais) : au frigo dans une boîte hermétique en position debout sur la collerette, idéalement 24 à 72 heures. La maturation 24h améliore nettement leur texture et leur saveur.
- Macarons garnis (congélation) : oui possible jusqu'à 1 mois pour la plupart des ganaches. Évitez les garnitures à base de fruits frais qui supportent moins bien.
- Service : sortez les macarons du frigo 30 minutes avant dégustation. À température ambiante, leur texture devient fondante et leurs arômes s'expriment pleinement.
- Présentation : dressez les macarons dans une boîte pâtisserie ou sur un plateau plat. Pour les cadeaux, utilisez une boîte à macarons spécifique avec inserts qui maintiennent les pièces sans les écraser.
- Allergènes : les macarons contiennent des fruits à coque (amandes), des œufs et du lactose (pour la ganache). À signaler aux convives sensibles.
Le saviez-vous : l'histoire du macaron
Les macarons sont souvent considérés comme l'un des desserts les plus difficiles à maîtriser. Obtenir la collerette parfaite (la petite bordure dentelée à la base du macaron) est un signe traditionnel de compétence en pâtisserie.
Les origines du macaron sont débattues. Certaines sources les attribuent aux monastères italiens du 8e siècle, où ils étaient cuisinés comme petits gâteaux à l'amande sans gluten, autorisés pendant le Carême. D'autres font remonter leur tradition à des recettes orientales antérieures.
Le macaron aurait été importé en France par Catherine de Médicis lors de son mariage avec le futur roi Henri II en 1533. Pendant trois siècles, il restera un biscuit unique (sans garniture), produit dans plusieurs régions françaises (Nancy, Saint-Émilion, Amiens) sous des formes traditionnelles propres.
Le macaron parisien tel que nous le connaissons (deux coques accolées par une garniture) est une création beaucoup plus récente : il est attribué à Pierre Desfontaines, neveu de Louis Ladurée, au début du 20e siècle. C'est cette version emblématique des boutiques de luxe qui a fait le tour du monde.
Aujourd'hui, le macaron parisien est l'un des symboles internationaux de la pâtisserie française, célébré chaque année le 20 mars lors du Jour du Macaron, instauré par Pierre Hermé.
FAQ – Recette des macarons inratables
Pourquoi mes macarons n'ont-ils pas de collerette ?
Trois causes principales : croûtage insuffisant (les coques doivent former une croûte sèche au toucher avant cuisson, comptez 30 à 45 minutes minimum), four pas assez chaud au démarrage (préchauffez bien à 150°C pendant 30 minutes), ou macaronnage trop poussé (la pâte est trop liquide, elle ne forme pas la collerette caractéristique). Le test du ruban à la maryse est votre meilleur indicateur.
Peut-on faire les coques de macarons sans thermomètre ?
Pas avec la méthode de la meringue italienne. Le sirop doit absolument atteindre 118°C précis : trop tôt, il "noie" les blancs; trop tard, il les cuit. Sans thermomètre, optez pour la meringue française (plus simple mais moins fiable) en montant les blancs avec le sucre incorporé en 3 fois. L'investissement dans une sonde de cuisson reste fortement recommandé pour des macarons réguliers.
Quel colorant utiliser pour des macarons ?
Utilisez exclusivement des colorants en poudre ou des colorants hydrosolubles, jamais des colorants liposolubles (à base d'huile, incompatibles avec la meringue) ni des colorants liquides (apport d'eau qui détrempe la coque). Voir nos colorants hydrosolubles spéciaux macarons et nos colorants en poudre très concentrés.
Comment conserver mes macarons ?
Conservez vos macarons garnis au frigo dans une boîte hermétique en position debout sur la collerette pendant 24 à 72 heures. Pour la conservation longue durée, congelez-les jusqu'à 1 mois. Sortez-les 30 minutes avant dégustation pour qu'ils retrouvent leur texture fondante et expriment leurs arômes.
Pourquoi mes coques sont-elles creuses ?
La cause la plus fréquente est un macaronnage insuffisant : la meringue n'a pas eu le temps de retomber dans la pâte d'amande, créant un creux à la cuisson. Continuez à macaronner quelques mouvements de plus la prochaine fois jusqu'à obtenir le "ruban" qui se réincorpore en 15-30 secondes. Autre cause possible : cuisson trop courte ou trop chaude (allongez à 14 minutes ou baissez de 10°C).
Combien de temps croûter avant cuisson ?
Comptez 30 à 45 minutes dans une cuisine sèche, à l'abri des courants d'air. Le test : touchez délicatement une coque, elle ne doit plus coller au doigt. Par temps humide ou pluvieux, le croûtage peut prendre jusqu'à 1 heure ou plus. Si vraiment l'humidité est trop élevée, allumez le four à 50°C porte entrouverte pour assécher la pièce.
Quelle est la différence entre meringue italienne et meringue française pour les macarons ?
La meringue italienne utilise un sirop de sucre cuit à 118°C versé sur les blancs en neige : c'est la méthode la plus stable et celle utilisée par les pros. La meringue française incorpore directement le sucre cristal aux blancs en neige : plus simple mais moins fiable et plus sensible à l'humidité. Pour des résultats reproductibles, l'italienne est recommandée à condition d'avoir un thermomètre sonde précis.
Quelle ganache choisir pour mes macarons ?
La ganache montée (chocolat + crème + repos au frais + fouettage) donne une texture mousseuse fondante, idéale pour les macarons. Plusieurs variantes possibles : ganache vanille (Ivoire), chocolat au lait (Jivara), chocolat noir (Caraïbe ou Manjari). Vous pouvez aussi opter pour une crème au beurre, un crémeux fruit, ou un confit acidulé.
Faut-il vieillir les blancs d'œufs ?
Oui, c'est un secret de pro. Séparez les blancs des jaunes la veille, conservez-les dans une boîte hermétique au frigo, et sortez-les 2 heures avant utilisation pour qu'ils reviennent à température ambiante. Les blancs vieillis perdent une partie de leur eau, ce qui rend la meringue plus stable et plus ferme. Différence visible et notable sur le résultat final.
Peut-on faire la recette au Thermomix ?
Oui, voir notre recette des macarons au Thermomix, optimisée spécifiquement pour cet appareil. Le Thermomix permet de gérer le sirop, monter les blancs et faire le macaronnage avec un excellent contrôle, idéal pour les utilisateurs réguliers de cette machine.
Combien de temps de cuisson pour des macarons ?
Comptez 12 à 13 minutes à 150°C en chaleur tournante pour des coques de 3-4 cm de diamètre. Adaptez selon votre four : un four qui chauffe fort = baissez à 145°C; un four qui chauffe moins = montez à 155°C ou allongez d'une minute. Plus la coque est claire, plus la chaleur doit être douce et le temps long pour préserver la couleur.
Combien de macarons obtient-on avec cette recette ?
Cette recette donne environ 20 macarons garnis de 3-4 cm de diamètre, soit 40 coques. Pour des plus petits (3 cm), comptez 25 macarons. Pour des plus gros (5 cm), 12-15 macarons. Doublez les proportions si vous voulez en faire plus, mais ne triplez jamais une recette de macaron : la meringue italienne devient difficile à gérer en grande quantité dans un robot domestique.
Macarons trop sucrés : peut-on réduire le sucre ?
Non, sur les coques. Le sucre joue un rôle structurel dans la meringue italienne (stabilisation des blancs) et dans le tant pour tant (équilibre amande/sucre glace). Réduire le sucre déséquilibre la recette et fait rater les coques. Pour atténuer le sucré perçu, choisissez une garniture moins sucrée : ganache au chocolat noir intense (70 % et plus comme Caraïbe ou Manjari), crémeux acidulé citron ou framboise, ou ganache café/cacao non sucrée.
Ingredients
-
100g de poudre d amande
-
100g de sucre glace
-
100g de sucre en poudre
-
2 fois 37,5g de blanc d'oeufs
-
25 ml d’eau
-
10g de sucre pour serrer les blancs en neige
-
colorant en poudre
Ganache
-
-
37ml de crème liquide entière 30%
-
5g de beurre
-
1 cuillère à café de vanille liquide
Materiel
Instructions
Afin de débuter la recette, je vous invite à préparer tous vos ingrédients, à réaliser toutes vos pesées, préparer votre plaque à macarons, votre poche à douille avec une douille 8 ou 10. Il est également préférable de séparer les blancs d'oeufs la veille et de les laisser revenir à température ambiante dans une boite hermétique. Je précise également que le colorant utilisé doit être en poudre, ne pas utiliser de colorant liquide ou liposoluble évidemment.
Coque des macarons
Dans une casserole, verser les 25ml d'eau et ajouter les 100g de sucre, mélanger puis porter à ébullition sur feu doux. Déposer la sonde d'un thermomètre dans la casserole qu'il faudra régler sur 118 degrés.
Dans le bol d'un robot, mettre 37,5g de blancs d’œuf.
Lorsque le sirop atteint 112 degrés, monter les blancs en neige en ajoutant les 10g de sucre en 3 fois.
Lorsque le sirop atteint 118 degrés (les blancs sont fermes au même moment), verser doucement le sirop en prenant soin de le verser sur le bord de la cuve, attention à ne pas verser le sirop sur le fouet du robot, vous risquez la blessure et perdrez du sirop.
Une fois le sirop totalement versé, augmenter la vitesse du robot au maximum puis fouetter jusqu'à obtenir une meringue brillante et ferme, revenu à température ambiante. Vous devez obtenir un bec d'oiseau. Ajouter votre colorant.
Pendant que la meringue se forme au robot, verser la poudre d'amande et le sucre glace dans un bol puis mélanger avec les 37,5g de blancs restant. Vous devez obtenir une pâte d'amande homogène.
A l'aide d'une maryse, prélever un peu de meringue et mélanger cette dernière à la pâte d'amande, vous devez soulever l'appareil en partant des bords vers le centre, penser à bien racler le fond et les bords. Ajouter le reste de la meringue et réaliser le même procédé. N'hésitez pas à écraser l'appareil, n'aillez pas peur d'y mettre un peu de force. Vérifier la consistance en soulevant l'appareil, ne pas trop macaronner. Vous devez obtenir un "ruban", c'est à dire que l'appareil n'est ni liquide, ni épais, elle retombe sans se "casser". Si vous coupez la pâte à la maryse, celle-ci se remet doucement en place sans laisser de traces.
Verser l'appareil dans la poche à douille puis pocher les macarons. Vous pouvez utiliser un tapis à macarons ce qui vous aidera à obtenir des coques de même dimension.
Soulever la plaque puis la relâcher sur la table afin de faire éclater les bulles d'air.
Laisser croûter 30 minutes au sec. Lorsque vous poser votre doigt sur la coque, celle-ci doit être entièrement sèche.
Cuire dans un four préchauffé à 150° pendant 12/13 min (selon les fours). Afin d'éviter l'effet volcan sur la coque, ouvrir le four 2 à 3 fois et refermer immédiatement pour évacuer l'humidité et le surplus de chaleur. Adapter la température en fonction du four mais aussi de la couleur des coques. En effet, plus la coque est clair, moins la chaleur doit être élevée et plus le temps de cuisson augmente.
Sortir du four, puis retirer le tapis à macarons que l'on posera sur une table de travail légèrement humidifiée. Attendre quelques minutes puis retourner le tapis afin de décoller les coques.
Si vous souhaitez des macarons plus gourmands, faire une petite pression du pouce au centre de l'intérieur des coques deux minutes après la sortie du four.
Ganache
Faire revenir la crème à ébullition puis verser en 3 fois sur les pistoles de chocolat. Ajouter la vanille.
Emulsionner l'appareil au fouet puis ajouter le beurre.
Filmer au contact puis réserver au frais ou à température ambiante jusqu'à ce que la ganache durcisse un peu et soit pochable.
Montage
Positionner les macarons sur la table de travail, par paire.
Pocher la ganache dans toutes les coques prévues à cet effet.
Refermer le macaron à l'aide de la deuxième coque.
Conserver dans une boite en position "debout" sur la collerette minimum 24h avant dégustation.
Sortir du frais 30 minutes avant dégustation.
Note :
Le saviez vous ?Les macarons sont souvent considérés comme l'un des desserts les plus difficiles à maîtriser. Obtenir la "collerette" parfaite (la petite bordure autour de la base du macaron) est souvent vu comme un signe de compétence en pâtisserie.
Les origines du macaron sont assez débattues. Certaines sources attribuent son invention aux monastères italiens du 8ème siècle. On raconte que les macarons auraient été importés en France par Catherine de Médicis lors de son mariage avec le futur roi Henri II.


